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Traduction de l'Encyclopédie du Taekwon-Do par le Général Choi Hong Hi, Volume 1.

 

On dit que l’agriculture, la pêche, la chasse, la médecine, le commerce et l’écriture furent enseignés en Chine durant les règnes des trois Empereurs mythiques Bok Hi, Sin Nong et Hwang Je, vers 3500 avant J.C.

 

Des peintures murales retrouvées dans des sépultures, le long du Nil, et des hiéroglyphes trouvés dans les pyramides prouvent que les Egyptiens connaissaient une forme de combat à mains nues, proche de la boxe, vers 3000 avant J.C.

 

Il existe également des traces de l’existence de techniques de combat à mains ouvertes, pratiquées par les guerriers venant de Mésopotamie (3000 av. JC – 2300 av. JC).

 

Nous pouvons facilement imaginer que les humains primitifs devaient compter sur leurs mains et leurs pieds pour se défendre contre ennemis et bêtes sauvages.

 

Alors que la civilisation se développait, ces méthodes de combat ancestrales se raffinaient.

 

Elles furent parfois systématisées en arts martiaux.

 

A l’époque des grandes cités Grecques (700 av. JC), la boxe, la lutte et d’autres formes de combat étaient des évènements courant durant les Olympiades.

 

L’œuvre d’Homer (900-800 av. JC) contient une description de combat sans arme, et le philosophe Grec Platon (427-347 av. JC) mentionne le skiamachia (combattre sans opposant), une forme de shadow boxing (travail dans le vide) qui était parfois associée avec la lutte et la boxe pour former le Pancrace, un système de combat dans lequel tout le corps était utilisé comme arme.

 

Les pratiquants Grecs de pancrace devinrent plus tard des gladiateurs Romains.

 

Les jeux du cirque étaient composés de sports féroces pour amuser les spectateurs durant l’age d’or de l’empire Romain.

 

Ces jeux furent également introduits en Germanie, Normandie et Angleterre après la chute de Rome et formèrent avec le temps les bases de la boxe et de la lutte moderne.

 

On sait également que des formes de combats à mains ouvertes étaient largement pratiquées en Chine à une date antérieure.

 

L’art du Palgwae se développa considérablement durant l’ère Ju Gong (vers 200 av. JC) et se perfectionna durant la dynastie Song, milles ans plus tard.

 

A travers le monde, un grand nombre de styles de combat à mains et pieds nus furent développés, chacun reflétant les besoins particulier d’une époque, la culture et l’histoire du pays dans lequel ce style se développait.

 

En Chine, le combat à mains nues s’appelle Kung Fu ou Daeji-Chon ; en Inde, Selambam ; en France, Savate ; au Japon, Judo, Karate et Aikido ou Jujitsu  ; en Russie, Sambo ; en Malaysie, Bosilat ; en Thailande, Kick-Boxing et en Corée, Taek-Kyon , Soo-Bak-Gi et Taekwon-Do.

 

Certaines de ces formes d’auto défense sont aussi vielles que l’humanité.

Il serait virtuellement impossible de remonter à une origine unique de ces techniques de combat.

 

Il existe des légendes racontant les origines de ces méthodes de combat sans arme et trop souvent ces légendes furent considérées comme l'unique vérité.

 

Certaines autorités en la matière pensent que la principale branche de combat à mains nues émergeat en Chine au VIeme siècle grâce à un moine Bouddhiste nommé Bodhidharma ( Tamo en Chinois, Daruma en Japonais), le troisième fils du roi Indien Brahman connu comme le 28e patriarche Indien des Bouddhistes Zen.

 

L’essence du Zen ou doctrine de la tranquillité est de fuir le désir matériel, le pouvoir, l’avarice, la vanité etc… pour atteindre l’illumination intérieure.

 

 Daruma ( 448-529 ) est supposé avoir voyagé depuis un monastère Indien jusqu’en Chine en traversant l’Himalaya afin d’instruire le monarque de la dynastie Liang sur les principes Bouddhistes.

 

Il est dit qu’a son arrivée en Chine il fut accueilli dans un temple des monts Shao Shik, appelé Shaolin en 520.

 

Il entreprit alors la tache d’enseigner le Bouddhisme aux moines Chinois.

 

Ceux-ci étaient régulièrement exténués par la discipline stricte et le rythme intense de l’enseignement imposé par Daruma.

 

Pour les aider a supporter la difficulté de la discipline, Daruma leur enseigna alors une méthode de conditionnement mental et physique détaillée dans les ouvrages I Jing Kyong (développement des muscles) et Si Shim Kyong (purification de l’esprit).

 

Cette méthode devait les libérer du contrôle conscient et leur permettre d’atteindre l’illumination.

 

A la même époque, à leur exercices quotidiens s’ajoutait le Shih Pa Lo-Han (les 18 mouvements de Lo-Han) qui imitait les postures des 18 idoles du temple.

 

Ils devinrent ainsi les combattants les plus formidables de Chine.

 

Il est dit que cette méthode combiné avec le Shih Pa Lo-Han créa la fameuse boxe de Shaolin ou Ch’yan Fa (la méthode du poing de Shaolin).

 

Il existe très peu de données historiques pour confirmer cette histoire.

 

En examinant attentivement les preuves archéologiques, on découvre que Daruma arriva en Chine durant la dynastie Liang au VIeme siècle.

 

Il fut inviter à enseigner le Bouddhisme au roi Myong Je mais pour des raisons inconnues, il refusa et se retira au temple Shaolin où il resta en méditation et en dévotion pendant 9 ans, jusqu'à sa mort.

 

Entre le 1er siècle avant JC et le 7ème siècle après JC, la péninsule Coréenne était divisée en trois royaumes : Silla, Koguryo et Baek Je.

 

Silla, le plus petit, était constamment envahit et harcelé par ces deux voisins plus puissant du nord et de l’ouest.

 

Pendant le règne de Chin Heung, le 24éme roi de Silla, la classe des jeunes aristocrates et guerriers formèrent un corps d’armée composé d'officiés d’élite, appelé Hwa Rangdo.

 

Ce corps de guerriers, en plus de l’entraînement ordinaire à la lance, à l’arc, au sabre et au crochet, s’entraînèrent à une discipline mentale et physique et à diverses formes de combat avec les mains et les pieds.

 

Ils endurcirent leur corps, grimpèrent des montagnes accidentées, nagèrent dans des rivières turbulentes pendant les mois les plus froids et se préparèrent sans ménagement pour se préparer à la tache de défendre leur patrie.

 

Pour les guider et donner un but à leur chevalerie, ils incorporèrent un code de conduite en cinq points, conçu par le plus célèbre moine Bouddhiste et érudit de leur pays, Won Kang.

 

1. Etre loyal envers notre Roi

2. Obéir a nos parents

3. Etre honorable avec nos amis

4. Ne jamais faire retraite dans une bataille

5. Tuer de façon juste, avec discernement

 

 Les Hwa Rangdo devinrent célèbre dans toute la péninsule pour leur courage et leur excellence dans la bataille, gagnant ainsi le respect de leurs plus farouches adversaires.

 

La force issue du respect de leurs valeurs leur permit de réaliser de hauts faits et de devenir légendaires.

 

Nombre de ces braves jeunes guerriers périrent sur le champ de bataille au seuil de leur jeunesse, entre 14 et 15 ans.

 

A suivre …

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